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Les horizons terrestres, Réflexions sur la survie de l’humanité

mardi 12 août 2014, par Joë l Daniault

¨Par André Lebeau, éd. Le débat Gallimard. L’auteur : géophysicien de formation, André Lebeau a occupé de hautes fonctions au Centre d’Etudes Spatiales, àl’Agence Spatiale Européenne puis àmétéo France.

Dans son introduction André Lebeau expose sa méthode et fixe ses objectifs :

« Dans le cours de cet essai, je ferai d’abord l’inventaire des obstacles auxquels la poursuite de l’objectif de survie se heurte. J’examinerai ensuite la nature des démarches qui pourraient être susceptibles de les surmonter. J’introduirai ensuite des catégories dans les échéances temporelles en utilisant le vocabulaire habituel –court, moyen et long terme- mais avec des conceptions différentes de celles communément en usage. Le court terme sera ce qui appelle une action immédiate dont les effets s’étendent aux toutes prochaines décennies. Le moyen terme désignera l’horizon séculaire et le long terme l’horizon millénaire.
On peut former une représentation synthétique du phénomène auquel l’humanité est confrontée en le considérant comme l’entrée en interaction forte de deux systèmes complexes, le système environnemental et le système sociétal.  »

On examinera ensuite les cheminements qui conduisent àune société vivant en équilibre avec la planète avec comme premier objectif la survie de l’humanité. Or l’humanité doit pour cela se soumettre aux contraintes de la finitude planétaire. Les contraintes qui pèsent sur cette survie sont la stagnation des besoins matériels et la préservation de la biosphère. La stagnation des besoins et celle des populations est un impératif absolu. Un taux de croissance de l’économie de 1% par an n’est absolument pas soutenable ! Et le progrès technique ne pourra pas résoudre les problèmes qu’il a créés. L’économie néo-libérale, avec ses lois flexibles du marché, n’aura pas, non plus, les outils suffisants pour affronter ces problèmes.

Il semble d’ailleurs vraisemblable que le capitalisme libéral et l’économie de marché soient promis àune transformation profonde, mais quelle forme revêtira cette transition ? C’est l’inconnue. On n’a malheureusement pas profité de la dernière crise pour penser aux problèmes du long terme, pourtant ce qu’il faut transformer s’exprime en quelques mots : « â€¦transformer les comportements collectifs de l’espèce, les structures àtravers lesquelles ils agissent - gouvernance, système économico-financier, système de production, forces armées et le substrat qui leur est commun, le système technique.  »

Il faut noter la primauté de la technique, c’est le socle sur lequel repose la civilisation. La technique est une activité dont l’objet est de donner forme àla matière. Mais le système technique ne peut créer ni matière ni énergie.

La surface de la terre constitue une couche superficielle exploitable fortement hétérogène (continents, atmosphère et gisements). Pour aller vers une société pérenne il est indispensable de maintenir les hétérogénéités de grande échelle dans un état aussi proche que possible de leur état actuel, quant aux hétérogénéité de petite échelle ( les gisements), leur exploitation posent le problème de leur épuisement. La notion de réserve varie en fonction de la rentabilité de l’exploitation du gisement. Ces réserves peuvent donc évoluer en fonction de l’évolution des techniques et de l’influence du marché. Mais les gisements sont soumis àun processus irréversible de dégradation. Pour renverser la tendance, le marché est inopérant ; il faut une action physique qui, pour enrichir le matériau dégrade de l’énergie. Il faut de plus en plus d’énergie pour séparer un élément de sources de plus en plus pauvres.

L’homme ne produit pas d’énergie, il l’emprunte àdes sources extérieures et il la consomme, ou plus précisément il la dégrade. On distingue deux sortes d’énergies, la thermique et la mécanique. Il se pose des problèmes de stockage et de transport. Il n’y a que deux moyens de transporter de l’énergie sur de grandes distances : transporter un matériel destiné àêtre transformé ou transporter de l’énergie sous forme d’électricité ( c’est non pas un stock mais un flux). L’électricité permet le transfert de grandes quantités d’énergie de façon instantanée sur de grandes distances.

L’absence d’une capacité de stockage massif de l’énergie électrique, et plus généralement de l’énergie mécanique, impose d’adapter, en temps réel, la production àla demande.

« Les seules sources d’énergie qui seront jamais àla disposition des hommes sont donc l’énergie solaire, y compris les réserves qu’elle a accumulées, et l’énergie nucléaire.  »

Il faut comprendre aussi dans l’énergie solaire, selon l’auteur, les produits carbonés susceptibles de brà»ler en produisant de la chaleur.

L’énergie produite par les éoliennes et par les panneaux photovoltaïques présente trop d’inconvénients pour qu’elle puisse jouer un rôle important.

Pour amener l’ensemble de la population mondiale au niveau américain, il faudrait approximativement tripler la production, ce qui est impensable.

Le charbon pourrait fournir plusieurs siècles de consommation au rythme actuel et pourrait offrir àla société un répit suffisant pour assurer le long terme mais on ne pourra continuer àutiliser les combustibles fossiles qu’àcondition de pallier leurs effets sur l’atmosphère et il n’y a pour cela que deux démarches envisageables : capter le dioxyde de carbone àsa source, dans les rejets gazeux des centrales thermiques et le stocker, ou l’extraire de l’atmosphère ( ce qu’on ne sait pas encore faire).

La solution adoptée par la France qui a abaissé de 80% à55% la part des combustibles fossiles dans la production d’énergie en développant le nucléaire n’est pas généralisable au monde entier avec les réacteurs actuels car l’approvisionnement en uranium serait insuffisant. Les réacteurs de quatrième génération ( surgénérateurs) pourraient reporter àplusieurs millénaires l’épuisement des réserves. Le nucléaire de fission ne peut donc être qu’un outil de transition destiné essentiellement aux pays développés ou en développement rapide.

Seule l’énergie de fusion constitue une source pérenne mais elle n’est pas techniquement maîtrisée ; c’est l’objectif du programme ITER.

L’altération du climat créée par l’enrichissement de l’atmosphère en gaz àeffet de serre ( CO² et méthane) impose une urgence dans la gestion de la planète. L’incertitude actuelle place l’avenir quelque part entre des effets déplaisants mais supportables par un effort d’adaptation (+2°C) et une catastrophe globale, soit progressive, soit brutale dont les effets seraient peu maîtrisables (+5°C).

« Il existe en principe au moins trois grandes formes d’actions susceptibles de combattre l’enrichissement de l’atmosphère en gaz àeffet de serre.
La première et la plus évidente est de réduire les émissions, ce qui, pour l’essentiel, consiste àadapter les techniques de production de l’énergie. La deuxième est de développer un système technique capable d’extraire le gaz carbonique de l’atmosphère et la troisième, le geo-engineering, consiste àapporter àl’environnement atmosphérique des altérations volontaires qui produisent un refroidissement.  »

Mais pratiquer cette troisième voie n’est-ce pas jouer les apprentis sorciers ?
De ces trois approches du problème, seule la première repose sur des acquis techniques et des démarches économiques dont la maturité est suffisante pour qu’on puisse tenter de bâtir sur eux une stratégie pour le futur.

L’atmosphère est un « bien commun  », toute atteinte locale àsa composition se propage uniformément àl’ensemble du fluide atmosphérique mais ses effets ne sont pas uniformes.

Les modèles montrent que le réchauffement affecte les zones polaires plus fortement que les zones de basse latitude ; l’intensité du réchauffement va croissant de l’équateur aux pôles. La disparition rapide de la banquise arctique a pour effet d’accélérer le réchauffement.

« Trois substances sont indispensables àla vie de l’animal humain : l’air, et l’eau douce que lui fournit la terre et la nourriture qu’il tire du règne vivant.  »
Quelque niveau que puisse atteindre la population de la planète, l’air ne lui fera pas défaut et il sera relativement facile d’éliminer les polluants qui affectent directement la santé humaine. Il en va tout autrement des polluants qui affectent le climat.

L’eau est beaucoup plus vulnérable que l’air : « La connexion du problème de l’eau avec le problème du climat est complexe. On ne sait pas si le volume des précipitations sera modifié, mais on a toute raison de craindre que leur répartition géographique ne se transforme, déplaçant les zones de stress hydrique et créant dans certaines régions des situations catastrophiques.  » Des tensions pourront alors se manifester entre pays limitrophes pour le partage de la ressource en eau. L’ONU estime que la pénurie d’eau affectera la moitié de la population d’ici 2030.

Tous les hommes n’ont pas un égal accès àla nourriture. D’après la FAO (agence de l’ONU), sur 6,5 milliards d’êtres humains, 800 millions sont en état de sous-nutrition et 25 000 individus meurent de faim chaque jour (10 millions par an !)

Le système alimentaire pourra-t-il produire suffisamment pour alimenter la population humaine ?

La révolution verte commencée au début des années 1940 présente un bilan nettement positif. Ce miracle peut-il se renouveler àl’horizon 2050 et fournir àla production agricole la capacité de satisfaire les besoins d’une population mondiale qui, dans le meilleur des cas, augmentera de 50% par rapport àson niveau actuel ? Il ne fait guère de doute que la capacité totale de production alimentaire peut encore augmenter sous réserve que les ressources énergétiques nécessaires demeurent disponibles. On est passé en un demi-siècle de la sélection variétale àla manipulation génétique et àla production de variétés « transgéniques  ». Cela a permis d’augmenter le rendement des terres àmaïs et àsoja. Et André Lebeau note : « on ne peut guère prendre au sérieux, sur des bases scientifiques, l’opposition idéologique qui se manifeste, particulièrement en Europe, àla mise en Å“uvre de ces techniques.  » Il signale cependant le quasi-monopole mondial de Monsanto comme producteur de semences.

La survie de l’humanité n’est pas qu’un problème purement matériel. Elle est aussi, et surtout, un problème sociétal. Les problèmes qui barrent l’accès àun avenir lointain revêtent deux formes : la pérennité du système technique et sa compatibilité avec la préservation de l’environnement propre àla vie.

« Le maintien, sinon de la civilisation, du moins de la possibilité d’une société civilisée repose sur l’existence d’un système technique, produit d’une évolution qui partira du système actuel. Quel que soit ce système, il devra pourvoir aux besoins primaires de l’individu humain : nourriture, eau potable, préservation de l’environnement et protection conte les agressions.  »

Tout comme le système technique est le socle de la civilisation, la maîtrise de l’énergie est le socle du système technique.

« â€¦ de deux choses l’une, ou bien la catastrophe climatique sera évitée et le problème de l’approvisionnement pérenne se posera, ou bien elle aura lieu et conduira, àl’horizon du siècle , àun ébranlement des bases de la société dont la portée et les conséquences sont imprévisibles.  »

L’énergie solaire est puissante, mais quelle que soit sa forme elle est intermittente. Un calcul a été fait au Royaume-Uni en estimant à2W/m² la production d’un champ d’éoliennes, en couvrant la totalité du territoire britannique on obtiendrait 8000 watts par individu. Si cette forêt d’éoliennes occupait 10% du territoire ( hypothèse plus réaliste), on arriverait alors au chiffre de 800 watts, soit 20kWh par jour et par personne. Ce chiffre est àrapprocher de la consommation actuelle des Britanniques de 125 kWh par jour et par personne.

Un recours exclusif au solaire signifierait que la civilisation se développe dans un contexte de limitation énergétique .

«  De toutes les inadaptations de la société contemporaine aux problèmes du futur, la plus redoutable est celle que pose la conjonction de la croissance démographique et de la montée des inégalités.
(…) Les pays développés, et ceux qui sont en développement rapide comme la Chine et l’Inde, tendent clairement às’enrichir, les pays les plus pauvres às’appauvrir.  »

La croissance simultanée de la population mondiale et des inégalités engendre des menaces majeures. Des zones de tension s’établissent aux frontières des zones de sous-développement et des pays riches où peuvent s’allumer des conflits.

Le système d’économie dite de « marché  » fondé sur la croissance de la production mesuré par le PIB est inadapté aux problème du long terme : « Il ignore l’érosion du patrimoine terrestre ; il ignore également la distribution des richesses produites et il en résulte inévitablement, par le jeu du système financier, un creusement sans cesse accru des inégalités dans l’accès aux produits du système de production.  »

Ce système est-il susceptible de s’amender, ou ira-t-il dans le mur, comme le système soviétique ? pour lui le mur ce sont les limites planétaires.
« La prise en considération des contraintes qui vont s’imposer àune société pérenne conduit inévitablement àposer le problème de la compatibilité de ces contraintes avec certains aspects de la liberté individuelle, au premier rang desquels la liberté de procréer.  »

On pourrait aussi envisager de limiter la croissance en plaçant des bornes au droit às’enrichir.

L’intelligence humaine est le seul outil dont dispose l’humanité pour se sortir de l’impasse devant laquelle elle se trouve. Mais les ressources du savoir ne sont pas suffisantes, il faut transformer ce savoir en des croyances en des convictions assez générales pour engendrer des actions collectives. C’est le rôle des organismes supra-nationaux comme le GIEC ou des organismes de météorologie ou d’observation de la terre( Global Earth Observation System of System).

La discipline économique est inadaptée pour l’appréhension des problèmes planétaires. Deux facteurs sont àl’origine de cette inadéquation : le dogme de la croissance et le caractère borné de l’horizon temporel dans lequel l’économie opère.

L’existence de l’humanité n’est guère menacée par les catastrophes naturelles. En revanche, une catastrophe engendrée par des activités humaines, qu’elle soit accidentelle ou volontaire, peut avoir des effets globaux irréversibles.

La crise économique qui s’est déclenchée en 2007 ne fut pas produite par des contraintes planétaires. Elle est l’effet d’un dysfonctionnement du système capitaliste actuel et plus précisément de sa composante financière. Sur l’ensemble des transactions financières, seules 3% correspondent àdes transactions sur des biens et services, tout le reste est constitué de transactions purement financières. Cette économie financière pèse sur l’économie réelle en opérant un prélèvement sur ses gains au bénéfice des spéculateurs et en fournissant les revenus élevés d’une importante population d’improductifs.

Alors quelles sont les racines du futur ?

Il faut exclure la croissance des besoins matériels et, par voie de conséquence la croissance de la population globale. On l’a vu, le capitalisme est inadapté pour faire face aux problèmes de la finitude : « Le concevoir comme le stade ultime d’une évolution est plus qu’un acte de foi, c’est un aveuglement volontaire ou involontaire. Il en va de même de la démocratie libérale qui, avec ses vertus, offre l’image d’une société désirable, mais elle correspond elle aussi, àun monde dont certaines contraintes sont absentes.  »

Les sources d’énergie pérenne ( surgénérateurs nucléaires ou fission ) ne pourront être développées sans un engagement massif des Etats dans des domaines où le marché est inopérant. Le fonctionnement d’une industrie est dominé par une priorité, le profit, sinon àéchéance immédiate, du moins àhorizon rapproché. Cette priorité n’est pas compatible avec des choix stratégiques.

« Les inégalités dans la distribution du patrimoine naturel, et les pénuries qui s’y attachent, sont de nature àexacerber, entre Etats-nations, des tensions qui relèvent de la géopolitique classique. Dans le même temps, les atteintes aux éléments globaux et indivisibles du patrimoine terrestre imposent une évolution vers la solidarité internationale. C’est une interrogation fondamentale sur l’avenir de l’humanité de savoir laquelle de ces deux tendances va l’emporter, la tendance atavique au repliement sur les intérêts du groupe Etat-nation ou la solidarité globale engendrée par la menace extérieurs.  »

On n’a pas tiré les leçons de l’échec de la conférence de Copenhague pour créer les outils nécessaires pour préparer les décisions futures. Tous les grands problèmes qui impliquent l’humanité sont pris en charge par des organisations internationales. Il faudrait créer une structure permanente, l’organisation mondiale de l’environnement qui prendrait en compte non seulement la menace climatique mais aussi la montée des pénuries et des altérations de toutes sortes qui seront le lot de notre relation àla biosphère dans les siècles qui viennent. Une nouvelle organisation devra obligatoirement s’intégrer dans le réseau des organisations internationales existantes.

« â€¦le problème auquel est confronté l’humanité impose l’ajustement de la souveraineté nationale aux contraintes planétaires.  » L’Europe offre un modèle, sans équivalent dans le reste du monde, où des Etats souverains ont volontairement fusionné dans un ensemble commun une partie de leurs prérogatives nationales .

« Aucune des évolutions que la société humaine pourra connaître, qu’elles soient spontanées ou décidées par ses grands acteurs , ne la sauvera de l’asphyxie si la démographie globale n’est pas contrôlée.  »

Au niveau de population atteint sur la terre, il n’est pas concevable d’envisager l’élargissement, àl’ensemble de la planète, du mode de vie qui existe actuellement dans quelques îlots de richesse. Une régression de la population mondiale est une composante inéluctable de toute évolution vers une société pérenne. La prospérité des uns ne peut se maintenir qu’au prix de la misère des autres. Il serait temps que certaines églises portent un regard critique sur certains de leurs dogmes.

L’évolution vers une société pérenne implique une transformation des comportements collectifs, ce qui suppose l’intervention des grands acteurs qui structurent la société ( gouvernements, structures internationales, ONG,firmes industrielles et bancaires, médias). L’action de ces acteurs permet de faire évoluer l’opinion publique dans le sens d’une prise de conscience des problèmes.

Que nous réserve l’avenir ?

Une société pérenne doit vivre en équilibre avec son environnement, c’est-à-dire ne pas dégrader plus de ressources matérielles et biologiques qu’il n’en peut fournir. Mais au contraire, l’évolution pourrait se traduire par un déclin irréversible et sous l’effet des pénuries de toutes sortes, se produiraient alors un repliement sur les structures nationales, le creusement des inégalités entre ces structures et l’évolution de leurs systèmes politiques vers des formes autoritaires, voire totalitaires. Des conflits guerriers interviendraient inévitablement.

Les voies d’une issue positive ? « Cela conduirait impérativement àidentifier, dans l’inventaire des problèmes du futur, ceux dont la solution détermine l’existence même de ce futur.
Deux problèmes se placent en amont de tous les autres et demandent donc une attention particulière : les ressources énergétiques et le contrôle de la démographie.  »

La mise en œuvre du dogme d’un recours exclusif aux diverses formes de l’énergie solaire déboucherait inévitablement sur la pénurie.

La construction d’une gouvernance mondiale est une démarche nécessaire, elle est l’alternative au déclin. Elle suppose une rétraction nécessaire du domaine de la souveraineté nationale. Une telle construction ne peut se faire que très progressivement, son rythme sera gouverné par le renouvellement des générations.

« La préservation des valeurs de la démocratie impose des contraintes au pouvoir, celles que lui assigne la souveraineté du peuple, c’est-à-dire l’opinion publique, et le pouvoir politique n’est pas seul àagir sur cette opinion. C’est là, sans doute, que réside le cÅ“ur du problème ; amener le corps social àcomprendre ce àquoi il est confronté ; ce corps social formé d’une multitude de têtes peu chargées de savoir, mais encombrées de traditions, de croyances et de dogmes.  »

Saint-Ismier le 24/07/2014
Notes de lecture Joë l Daniault